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    Ça s'est passé à l'UHA

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    Un enseignant UHA nouveau membre Senior de l'IUF

    Un enseignant UHA nouveau membre Senior de l'IUF

    Jacques Lalevée, Professeur de Chimie moléculaire et polymères à l'Université de Haute-Alsace, est nommé membre Senior de l'Institut Universitaire de France à compter du jeudi 1er octobre 2026 et pour une durée de 5 ans. Cette nomination couronne l’excellence de son travail mais contribue aussi à la reconnaissance de la très grande qualité de la recherche menée au sein de l’UHA ainsi qu’à son rayonnement.

    Lauréat au titre de la chaire Innovation, cette nomination à l'IUF lui permettra désormais de bénéficier de mesures de soutien à son activité de recherche, d’une décharge d’enseignement et d’une prime d’encadrement de doctorat et de recherche.

    Quelques mots pour présenter votre fonction aujourd’hui et votre parcours ?

    Je suis professeur à l’Université de Haute-Alsace, enseignant à l’École Nationale Supérieure de Chimie de Mulhouse (ENSCMu) et chercheur à l’Institut de Science des Matériaux de Mulhouse (IS2M). Depuis plus de vingt ans, mes travaux portent sur la photopolymérisation, une technologie qui utilise la lumière pour fabriquer ou transformer des matériaux. Nous cherchons à comprendre les mécanismes fondamentaux qui gouvernent ces réactions afin d’imaginer des solutions innovantes et en rupture avec les approches conventionnelles.

    Vous venez d'être nommé Senior titulaire d’une Chaire Innovation de l'Institut Universitaire de France. Que représente cette distinction pour vous ?

    C’est une grande fierté, mais surtout une reconnaissance collective. Cette distinction récompense le travail mené avec des collègues et étudiants brillants et talentueux mais aussi des partenaires engagés. C’est aussi un encouragement à poursuivre une recherche ambitieuse, capable de produire à la fois de nouvelles connaissances et des innovations utiles à la société.

    Cette chaire récompense notamment les activités de transfert vers le monde socio-économique. Pourquoi est-il important pour vous que la recherche débouche sur des applications concrètes ?

    La recherche permet de mieux comprendre le monde, mais elle peut aussi contribuer à le transformer. La recherche a pleinement son sens lorsqu’elle contribue à répondre à des défis réels. Transformer des découvertes scientifiques en solutions industrielles permet d’avoir un impact concret, que ce soit pour l’environnement, la santé ou la compétitivité des entreprises.

    Depuis plus de vingt ans, vous collaborez avec Arkema. Qu'est-ce qui explique la longévité et la réussite de ce partenariat ?

    Cette réussite repose sur la confiance, la complémentarité des expertises et une vision commune de l’innovation. Nous avons construit au fil des années une relation qui permet d’explorer des idées ambitieuses, de former de jeunes chercheurs et d’essayer de transformer des découvertes scientifiques en solutions industrielles.

           
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    Le laboratoire commun LAMPS, créé en 2022 et renouvelé pour cinq années supplémentaires, a déjà donné naissance à plus de vingt brevets internationaux. Qu'est-ce que cela dit de la force de ce modèle de collaboration ?

    Cela montre qu’une collaboration étroite et durable entre recherche académique et industrie est un excellent accélérateur d’innovation. Les nombreux brevets sont, là encore, le résultat d’un travail collectif où la compréhension scientifique approfondie nourrit directement le développement de nouvelles approches et technologies.

    Vous êtes également lauréat d'une chaire industrielle ANR avec le projet ECLIPSE consacré à la photopolymérisation éco-responsable. Quels sont les enjeux scientifiques et industriels de ces travaux ?

    L’objectif est de développer des procédés plus performants et plus respectueux de l’environnement basés sur la photopolymérisation et l’activation par la lumière. Nous travaillons par exemple à réduire la consommation d’énergie, à utiliser des matières premières plus durables et plus sûres et à concevoir les matériaux de demain pour différents secteurs industriels. Les chaires IUF ou ANR-industrielles ou LabCom, sur des axes très différents, sont pour nous des instruments clés pour stimuler l’innovation et le développement des procédés de photopolymérisation.

    Si vous deviez résumer en quelques mots ce qui fait aujourd'hui la force de la recherche menée à l'Université de Haute-Alsace et à l'IS2M, que diriez-vous ?

    Je dirais : excellence scientifique, proximité avec l’industrie et esprit d’innovation. Notre force est de combiner une recherche fondamentale de haut niveau, une grande proximité avec le monde industriel et une capacité à explorer des approches nouvelles susceptibles de créer des ruptures technologiques.